Le Forum de l'Union des Audax Français
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 LE CENTENAIRE DU COL DU GALIBIER par René Vasseur

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bruno danielzik
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MessageSujet: LE CENTENAIRE DU COL DU GALIBIER par René Vasseur   Lun 9 Jan 2012 - 20:07

CENTENAIRE DU COL DU GALIBIER

Henri Desgrange, ancien directeur du journal l’Auto, après le Tour de France cycliste, en 1904, créa la formule audax. La marche suivit de près le cyclotourisme.
A l’occasion de la commémoration du premier franchissement du col du Galibier par les coureurs du Tour de France en 1911, onze marcheurs, en majorité de l’Union des Audax Français, partent à l’assaut du col savoyard.

On attend longtemps et ça passe vite.
Le 24 juillet 2011, le joli village dauphinois de La Grave est le point de départ d’une marche de 5 heures, de vingt cinq kilomètres. Le capitaine de route Jacques Lannoy, Président de l’UAF de 1988 à 1991, l’a minutieusement mis au point. Les cyclistes et les marcheurs se rassembleront devant le monument élevé au col du Galibier, à la mémoire d’Henri Desgrange (1865-1940).
A Bourg d’Oisans, la soirée et la nuit passées à la Marmotte de la Meije, gîte à recommander chaudement, furent angéliques.
Le lendemain matin, Jacques nous conduit à bord de sa voiture, le Président Bruno Danielzik et moi, au pied du Rateau (3809 m) et de La Meije (3983). Ces hauts lieux de sports d’hiver sont inaccessibles au commun des marcheurs. Nous contemplions alors ces glaciers, à la hauteur de l’événement audax, « géant » ; qui se préparait. Cela présageait des moments intenses, fort agréables !
Serge Richard a bivouaqué pendant deux jours depuis Bourg d’Oisans, petite cité étalée dans le fond de la vallée de la Romanche, au milieu des arbres fruitiers. Le pied montagnard, le dernier mousquetaire, panache au vent, veut prendre de l’altitude. A en couper le souffle d’un aigle, quand bien même « homologué ». René Degoutte, Délégué Régional marche (l) et nos amis ardéchois, Jean-Paul Fombonne et Jean-Marc Mallarte, dirigeant le Rando marche audax 07, capables de tout, sont là, ainsi que plusieurs pratiquants chevronnés, prêts à en découvre également. La présence du jeune Yannick Le Corre ajoute à la joie collective.
Imprévisibles, brutales et complexes, sont les conditions météorologiques en altitude. Des éboulis de roches sont signalés sur le GR50. Suite à des chutes de neige, la fermeture aux cyclistes à midi, de l’ancienne route du col du Galibier, est annoncée. Donc, nous emprunterons la grande Boucle du Tour de France. Des liens de légende sont remémorés. Le nom de Gino Bartali, sur le macadam, rappelle son arrivée en tête de l’étape qui mène à Briançon. Le 18 juillet 1949, pour ses 35 ans, Fausto Coppi le laissa gagner.
Avec de l’audace, quant l’ordinaire devient extraordinaire, comme si le passé nous habitait, dès 9H00, les pas sont posés. Porteurs du maillot jaune du centenaire du Galibier, spécialement façonné par l’UAF, d’abord, l’on fait irruption dans deux tunnels. Les puissantes lumières éclaboussent. A la queue leu-leu, ensuite, on se focalise sur la longue montée mythique, tout comme le Tourmalet, dans les Pyrénées, et l’Alpe d’Huez. Nous avons la chance de découvrir les plus beaux paysages des Alpes. Des vues imprenables.
Gérard Maurice, Vice-Président cyclo, lui, a décidé de tout grimper avec sa petite reine. Hier déjà, de Grenoble à Bourg d’Oisans. Aujourd’hui, le Galibier qu’il a gravi de multiples fois, et retour à Grenoble l’après-midi. Comme si l’essence coulait dans ses veines, à peine sommes-nous partis, quelques tours de roues miraculeux le propulsent à notre hauteur. Casqué, il ralentit, le temps des photos, sans poser le pied à terre.
Si le dénivelé constant de 6%, se gère bien, on en mesure néanmoins la vraie dimension. Mis sur orbite, personne ne lâchera prise. Aux brevets audax, j’aime cette rage de vivre en pleine nature et de s’évader plutôt sauvage. A mi pente, au Lautaret (2058 m), le sommaire ravitaillement sorti du sac, permet d’affronter, confiants, la seconde partie. Jean-Joël de Rudnicki, ex-Président de l’UAF, nous y retrouve. Un magistral coup de pédale, il y a trois semaines, l’a épargné de la catastrophe naturelle qui secoua 200 rescapés du R.B.A. Remis de ses émotions, il se sent bien parmi nous et réciproquement.
Manifestement, surexcistés de plaisir, nos hardis audaxieux ont toujours faim de découvrir. Les corps se sont faits à la difficulté et, les deux heures suivantes seront sans encombre. Sur la plus haute route d’Europe ouverte en 1856, les pieds semblaient guidés vers l’éternité, l’infini. Bruno, en gentlemen, dépannait en mécanique, un cycliste britanique. Merci les audax ! Malgré cet arrêt, selon Jean-Marc, nous aurons monté 1134 m de dénivelé à 5,5 km/h. Une heure aura été rognée par rapport au GR.
Un ultime long virage s’esquisse, à gauche du plateau. Au loin, enfin, le monument à la mémoire d’Henri Desgrange, se dévoile. La devise « partir ensemble, revenir ensemble » cette fois encore, est respectée. Il est 14H00. C’est gagné. Dans le calme de ce lieu sublime, pendant que l’air alpin, sans cri égard, s’accapare voies respiratoires et jambes exposées, on ressent une grande satisfaction. Au col du Galibier (2556 m), le paysage est aride, grandiose et inquiétant à la fois. Au point culminant de ce brevet d’exception, la Savoie et les Hautes Alpes se saluent géographiquement.
Jean-Joël nous attend avec douze aiglons du Club cyclotouriste de Fabrebes, âgés de 12 à 18 ans. Ceux-ci sont encadrés par deux cyclos avertis et de leur Président Jacques Dusfour qui vient d’achever Paris-Brest-Paris. Respectant les règles sacrées, JJ leur a apporté sa forte expérience audax. Nos vives félicitations à ces jeunes qui ont franchi des Grands cols du Briançonnais : Granon, Télégraphe et Galibier. « La constance et la répétition sans cesse renouvelés, permettent de découvrir l’Art. De la sagesse d’Orphée «. Souhaitons-leur de poursuivre dans cette voie qu’ils ont parfaitement maîtrisée à leurs débuts.
Décemment, le souvenir d’Henri Desgrange est honoré.
Descente par le Lautaret. Les nuages se sont volatilisés. Du minibus, la perspective s’ouvre sur les sommets des Alpes, sur fond de ciel bleu. Discours fleuve. Autour d’une coupe de champagne, en perpétuelle recherche, JJ fait l’éloge du sport audax, à partir d’un passé éclairant le présent. L’amitié, la solidarité, l’effort, l’aspect salutaire, sont évoqués avec vertu et mesure. On ne saurait trop insister sur le fait qu’il s’agit d’une des rares activités qui répond avant tout, à un besoin intérieur de se réaliser. Les différences de classe n’y ont pas cours. Tout le monde se retrouve « grosso modo », sur un pied d’égalité.
L’important, c’est ce qui s’est fait. Et aussi ce qui se fera. Sans attendre, j’en profite pour ouvrir une parenthèse. Dans ma période audax, soit depuis 1986, Charles Bouchard, au cours de ses treize années de Présidence de l’Union des Audax Français, n’a jamais, non plus, interrompu ses efforts, malgré les difficultés. Il nous a apporté un air stimulant, novateur. Inestimables, fortement appréciés des plus grands passionnés, furent les brevets cyclotouristes qu’il a construits (Paris - Athènes, Tour de France …).
Souhaitons qu’on se souvienne de cette très riche journée, extrêmement conviviale. Que la passion pour les disciplines de notre sport d’endurance (2), s’étende à d’autres pays et perdure longtemps encore. Pratiqué en Italie d’où il nous vient, en France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Canada, dernièrement au Brésil et l’Australie ; l’Afrique du Sud et la Nouvelle Zélande projettent de nous rejoindre.
Merci à Jacques et Françoise pour avoir investi beaucoup d’énergie et de temps à la réussite de ce fantastique centenaire. L’audax, en tout bien, tout honneur, a occupé la place centrale. Il n’y a pas eu de passages à vide. Tel un éclair le temps a filé ...
S u p e r g é n i a l , en conclusion, ont été ces instants, en souvenir d’Henri Desgrange. Nous avons démontré notre union, inébranlable devant l’adversité. Rien que de relire ces lignes et de regarder les photos, j’ai envie d’y retourner immédiatement.
Amitiés à tous.

René Vasseur


(l) Régions Auvergne, Aquitaine, Limousin, Rhône-Alpes, Provence, Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées.
(2) Cyclotourisme, marche, natation, rame, ski de fond.




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